À perte d'horizon
Une fausse lueur, la vie insiste.
Dans mes yeux elle se blottit
comme un sommeil qui s'obstine.
Son empreinte germe dans ma main
où porte mon regard, elle éclate.
Elle glane le thym autour de ma peine,
voix captive dans la haute tour.
J'ouvre alors mes yeux nimbés d'aurore
la vie me renvoie une vive clarté.
De loin je revois la mer
elle s'amuse à ne plus espérer,
mais la nuit a déjà fermé ses bras
sur l'onde amère où naît le silence.
Je suis son cri à perte d'horizon.
© Marcel Lemoyne
Décembre 2005
Extrait du livre LES CRIS QUI SE TAISENT
Les Éditions pour tous
Source: Le village virtuel des 50 et plus
http://www.villagevirtuel.com/copains
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