Je choisis des personnages


Victor Hugo
Né à Besançon, en France, en l'année 1802 et décédé à Paris en 1885. À Zürich, en Suisse, devant le lac Léman, son appartement est devenu un endroit mémorable en son honneur. M'asseoir sur son balcon, m'imaginer être lui, me laisser inspirer de ses poèmes et de ses œuvres littéraires, de beau Victor est la meilleure incarnation du romantisme en poésie. Pendant quelques minutes, par ce souvenir de voyage, je suis Victor Hugo. Je me fais poète.

En recherche, Marie Curie, mon idole!
Que de fois son souvenir de grande chercheuse déterminée, avec son Pierre, à découvrir le radium, m'a fascinée. Cette femme exceptionnelle a fait tant de bien à l'être humain et au monde entier avec sa découverte.

Mes maisons intérieures
Couchée sur le dos, les yeux fermés sous l'escalier avec petit frère et petite sœur, je leur racontais des histoires où le monde était meilleur, plus riche et plus joyeux. Comme les gens du voisinage devenaient mes personnages, ma petite sœur prenait mes histoires pour des faits réels et les rapportait à ma mère. Quelle confusion! Parfois, ma mère me réprimandait.

Une sœur extraordinaire
J'aurais voulu être elle, sans sa maladie. Ma grande sœur Gracielle m'a apprivoisée à l'amour des êtres. Elle disait m'aimer beaucoup. Puis-je oublier la première personne disant m'aimer? Elle m'a appris à pardonner et à reconnaître les qualités des autres. Son courage devant la mort éventuelle et face à l'abandon matériel m'a appris le détachement. D'elle, j'ai connu l'attachement et son opposé. Un beau cadeau que cette sœur m'a fait : «Apprivoiser la mort.»

Je me fais moi
Le cadeau que je me fais en m'émerveillant devant la beauté des saisons, l'odeur des feuilles d'automne et le froid glacial de l'hiver m'enchante. Les arbres et le vent me courtisent. L'arbre traverse toutes les saisons et il sait grandir dans les épreuves et la froidure. Maintes fois, je le prie de me donner une parcelle de sa force. Je m'appuie sur lui.

Être un politicien célèbre
Il a vécu dans une petite cabane en bois rond et il est devenu président des États-Unis. Il a livré bataille pour abolir l'esclavage des Noirs. Abraham Lincoln est né un 12 février et il fut assassiné au nom de cette cause de libération. Être lui n'est pas peu dire. Je l'admire et lui rends hommage pour avoir libéré ceux que l'on nommait du bois d'ébène.

Être lui à mon époque
Martin Luther King voulait continuer cette noble cause en marchant des milles et des milles, son épouse à ses côtés, pour l'intégration des Noirs dans toutes les sphères de la société. Lui aussi a perdu la vie au nom de ses convictions.

Alfred Desrochers: être lui en écriture
Écrivain retraité avec qui un jour j'ai joué au Scrabble et gagné la partie, il m'a un peu malmenée et n'a plus jamais voulu jouer avec moi. Monsieur Desrochers, vous êtes meilleur à l'écriture. Heureuse de vous avoir fait ce pied de nez au Scrabble.

Être lui, homme de loi
Je me retrouvai un jour face au juge Vadeboncoeur pour jouer au jeu de galet et il a perdu la partie. Insulté, il n'a pas voulu prendre sa revanche.

Ma réflexion
Il est dommage de constater que certains hommes, au nom de la suprématie masculine, oublient qu'ils peuvent s'amuser… tout simplement.

Être moi… … tout simplement, avec ces beaux moments de rêve et d'écriture.

Benoît

Tu étais mon compagnon de jeux préféré sur la ferme; nous étions inséparables. Tu m'écoutais et me suivais dans mes inventions, nous faisions un bon petit couple. J'étais très fonceuse, mais très peureuse à l'intérieur de moi-même.

Partir cueillir framboises ou fraises avec toi me rassurait puisqu'un petit garçon ne devait pas avoir peur. Or, le jour où une petite bête (siffleux) nous observait, tu fus le premier à te sauver.

Nos jambes à notre cou, nous étions revenus à la maison avec nos contenants vidés de nos belles framboises. Punis pour cette perte par notre mère, mais heureux de nous en être sauvés. Traités d'enfants douillets et paresseux, nous en fûmes quittes pour y retourner dans l'après-midi. Ce jour-là, nous avons subi une injustice car nous avions vraiment eu très peur.

Nous avons été plus chanceux le jour où les guêpes ont envahi ta casquette et nous ont fait rebrousser chemin. La pluie nous a sauvés, cette fois-là. De taille minuscule, mais si mignon, ton beau visage aux traits délicats reflétait une grande pureté. Mon regard puisait dans ton visage ton approbation ou ta désapprobation. Sérieux, le sourire peu facile, il me guidait sans le savoir. Une espèce de baromètre dans mes idées farfelues.

Lorsque nous sommes déménagés au village, tu es devenu servant de messe à 5¢ par matin. Ta tunique noire et ton surplis blanc te donnaient l'allure d'un petit ange. En te regardant servir la messe, il m'est souvent arrivé de m'interroger sur le rôle des petites filles pour qui il était hors de question de servir à la sainte table comme les garçons.

Benoit a roulé sa bosse, mais avait beaucoup de difficultés à trouver du travail. Souvent hébergé par mon frère Alfred lorsqu'il était hôtelier, il nous aidait lorsque le personnel manquait, volontaire à l'occasion… Entouré de copains fêtards, je n’appréciais pas nécessairement sa jeunesse insouciante, mais Alfred le comprenait et l'hébergeait gratuitement pendant de longues périodes, surtout durant la saison hivernale.

Jeune homme, avec un petit verre par-ci par-là, il était un joyeux luron, il aimait chanter, danser, faire la bombe avec ses copains, tombeur de filles avec vantardise; je le trouvais moins gentil et beaucoup moins pur durant ses années de jeunesse. Il me taquinait beaucoup lorsqu'il avait pris un verre et je me com­portais en mère supérieure avec lui.

Sa belle jeunesse s'est passée, puis le travail et l'amour sont entrés dans sa vie presque en même temps. Son employeur, et futur beau-père, lui reconnaissant des aptitudes pour conduire la machinerie lourde, l'engage et accepte de lui confier sa fille comme épouse après quelques années. Yvette, une jeune fille du village, plus sérieuse et plus stable que lui, lui fit une compagne exemplaire. Ils firent l'acquisition d'une jolie petite maison durant les premières années de leur mariage et c'est là que leurs trois enfants, Christian, Chantale et Martin, mon filleul, sont nés.

Étant devenu ambitieux et très travaillant, mais voulant être son propre patron, Benoit décida de devenir hôtelier à son tour. Avec l'accord d’Yvette, ils achetèrent l'ancien hôtel de mon frère Alfred et en firent un commerce florissant. Cuisinière chevronnée, Yvette est devenue une hôtesse remarquable, patiente et une bonne planificatrice.

Après quelques années, Benoit s'enlise lentement mais sûrement dans l'alcoolisme. Les difficultés s'amon­cellent et les conflits conjugaux s'ensuivent. Les changements de commerce n'améliorent pas tellement la situation et, de surcroît, ils se redirigent vers l'hôtellerie une deuxième fois, dans la région de Gentilly, à Saint-Pierre-les-Becquets.

De plus en plus absent et dépensier, Benoit ne voit pas ses biens et sa famille en souffrir. Voit-il venir la séparation? Je n'en sais rien, il est si malade dans son alcoolisme. Hélas! La réalité se manifeste à brève échéance. Pour conserver l'hôtel, Yvette doit divorcer et placer les biens à son nom pour empêcher la catastrophe financière. Femme de tête et de cœur, elle continue, seule avec ses enfants, à faire fonctionner son com­merce. Elle est encore en affaires aujourd'hui.

Pendant quelques années, Benoit retrouve l'amour dans une autre union. Il est heureux et il semble boire moins, d'ailleurs, il n'est plus dans l'hôtellerie. Sa compagne, Rita, met au monde un petit garçon qui décède d'une anomalie congénitale quelques jours après sa naissance.

Une semaine plus tard, Rita décède à son tour, d'une tumeur maligne galopante au cerveau. Double drame, double peine. Les deux sont dans le même cercueil et Benoit les porte en terre, le désespoir dans l'âme. Il me racontera plus tard combien cette personne l'aimait inconditionnellement.

Benoit retourne ses espérances financières vers l'hôtellerie, mais c’est de la poudre aux yeux pour un homme seul. La faillite le guette à quelques reprises et ainsi va sa vie, de bar en bar, soit comme propriétaire soit comme client, mais il survit à tout cela. Il lui faudra redoubler de courage lorsqu'il apprend la mort de son fils Christian, à l'âge de trente-quatre ans. Ce dernier ne voyait plus d'issue pour survivre avec son alcoolisme, cette grande maladie.

Benoit vit-il dans la réalité? C'est tellement difficile la réalité pour lui! L'espoir de le voir sobre parfois s'estompe de mes désirs. Je souhaite ardemment qu'il puisse, dans la sobriété et le respect de lui-même, voir grandir ses petits-enfants que Chantale et Christian lui ont donnés.

J'ajouterai que ses grandes qualités, son grand cœur, sa sensibilité, sont demeurés intrinsèques dans son person­nage. Il aime la vie et l'amour du travail le main­tient actif. Grand nerveux devant l'Éternel, il fait encore de grands rêves.

Ta rencontre avec Luce est un gracieux cadeau de la vie, elle te le rend bien. Sois heureux avec elle qui te supporte bien. Vous faites un bon couple!

Rêve mon Ti Bi, je t'aime !

Sœurette Madeleine, la dernière-née

En ce quatorzième jour de mars 1937, ma sieste fut soudainement interrompue par des cris stridents. N'en croyant pas mes yeux, je vois un homme qui tient un bébé la tête en bas. Mais qui fait ce tapage dans le dos d'une si petite personne?

Voilà ce que je constate en m'éveillant, j'observe tout cela bouche bée. Mon regard suit ce petit être placé dans le berceau près de maman alitée et, tout autour d'elle, des draps souillés.

Souvenirs tangibles de la naissance de Madeleine. Je fus témoin de son arrivée en ce monde mais l'on ne me croyait pas lorsque j'osais raconter cet événement.

Racontez, racontez-moi que ma petite sœur est née dans une mangeoire de l'étable comme le petit Jésus! Je vous ai bien eu, chers parents qui m'avez laissée dormir dans le lit d'à côté, placé à l'extrémité de la chambre.

Une mère de quarante-trois ans mettant au monde son quinzième enfant devait être une source d'inquiétudes puisque parfois, après plusieurs grossesses, certaines femmes y laissaient leur vie.

Mais non, notre mère possédait une santé hors du commun et un courage exemplaire; elle ne s'inquiétait que pour les phlébites qui étaient parfois causées par de longues périodes à garder le lit. À l’époque, les nouvelles mamans restaient alitées neuf jours consé­cutifs après un accouchement.

Je m'imagine tes premiers pas, Madeleine, il m’est impossible de m’en souvenir mais il paraît que, très tôt, je suis devenue une grande sœur protectrice et dominante; très jeune, tu m’as donné ta confiance et ce, pour de nombreuses années.

Lorsque tu avais environ cinq ans, moi, la grande, je devais aller aider nos parents pour la traite des vaches, alors tu es demeurée seule avec ma chatte adorée qui te remplaçait souvent dans mes jeux. À quoi avait-on pensé, je n'en sais rien, mais tu avais eu le temps de nous mettre à l'épreuve; comment tu t'y es prise, nous ne l'avons jamais appris. Ce que nous avons vu au retour à la maison fut pour moi un drame inoubliable: ma chatte rasée sur la tête, moustache comprise, quelle horreur! Je crie, je pleure et je te regarde attentivement. Un autre choc! Toi aussi tu es rasée : sourcils, cils, cheveux. « Maman, maman, un malheur. Regarde son toupet, qui a bien pu faire cela? Ça ne peut pas être elle, une enfant si gentille. » Mais c’était l'évidence même, tu avais les ciseaux dans les mains.

Je prenais davantage ma chatte sans moustache en pitié. Toi? Ah non! Je t'en voulais beaucoup trop. Voilà le souvenir de mon premier conflit avec toi ainsi que de notre première réconciliation. Après que tes cheveux eurent repoussé, je te trouvais très très jolie et j’ai fini par te pardonner; je te pardonne toujours.

Un souvenir tout aussi réel : papa apportant, à toi seulement, une tasse de lait chaud de la dernière traite. Tu adorais le lait chaud, moi je le dédaignais. Il disait : « Bois ça, ma petite Adelouche », c'était ton surnom. Je trouvais cela gentil de sa part, mais moi, j'aimais mieux t'appeler Madeleine. Ce prénom sonnait doux à mes oreilles.

Un jour, maman avait confectionné une robe pour toi. Je la trouvais vieillotte avec sa jupe en bas des genoux. Alors, mon influence a porté fruit puisqu'elle l'avait coupée au-dessus des genoux. Je voulais que tu sois aussi bien mise que les autres petites filles, en particulier ta copine Charlotte qui portait ses robes très très courtes.

J'enviais un peu la belle relation qui existait entre toi et maman. Parfois, elle te couchait avec elle et je vous entendais rire. Je me disais : « C'est elle le bébé, donc, c'est tout à fait normal puisque le bébé de la famille semble être traité différemment des autres enfants. » Nous avons vécu ensemble sous le même toit jusqu'à mon départ de la maison. Nous nous sommes retrouvées à Beloeil. J'étais tout heureuse que tu viennes y travailler vers l'âge de quatorze ans mais j'ai rapidement constaté avoir perdu l'ascendant que j'avais eu sur toi tout au long de notre enfance.

Lorsque se présenta un jeune garçon, en la personne de ton futur mari, tu avais seize ans. Toute la famille s'inquiétait excepté toi-même. « L'amour avait seulement un cœur sur deux pattes.» Les arguments réalistes? De la foutaise et par surcroît, la venue d'un enfant s'annonçait. Les dés sont jetés : les familles obligent un mariage le plus tôt possible même avec un futur père plus lucide que tout ce beau monde, puisque lui seul ne veut pas se marier. Hélas! Les belles-mamans sont très influentes.

J'assiste à leur mariage, un beau 17 juillet 1954, mais je suis si triste! Pour moi, c'est une union vouée à l'échec, mais je n'ai pas le droit de briser leur grand bonheur.

Avoir dix-sept ans et mettre au monde un premier enfant de neuf livres fut pour elle une lutte laborieuse. Johanne arrivait en bonne santé et la maman était sauvée de justesse; par la suite, les grossesses se suivirent rapidement. Jacques naquit onze mois plus tard et Guylaine de même. Vers l'âge de deux mois, celle-ci développe une péritonite aiguë. Opérée d'urgence, avec répétition, le corps médical sous-estime sa volonté de survivre; elle demeure à l'hôpital Sainte-Justine durant sept mois consécutifs. C’est une rescapée du docteur Gaétan Nolin qui s'attache à elle et qui s'en souviendra longtemps. De surcroît, Guylaine fait partie intégrante du déménagement de l'hôpital Sainte-Justine, à l'été 1957.

J'étais mariée depuis juin, nous étions en septembre et ma sœur attendait son quatrième enfant. Mon mari et moi étions volontaires pour lui venir en aide et nous avons hébergé Guylaine pendant quatre mois. Elle avait exactement douze mois de différence avec son nouveau petit frère Louis, devenu notre filleul. Nous avons eu beaucoup de peine lorsque nous avons ramené cette adorable petite fille à ses parents pour Noël.

Par la suite naissent Lyne, France, Lise et Réjean junior. Des grossesses aussi pénibles les unes que les autres… Que de souffrances, chère Madeleine!

La douleur d'une naissance est bien différente de celle ressentie lors de la perte d'un enfant. Traverser le départ foudroyant de France fut pénible pour eux tous. Ce choc bouleversant avait marqué profondément Lyne et Lise qui furent témoins de l'accident. Longtemps, elles revirent en rêve leur petite sœur écrasée par un camion.

À la même époque, le père se faisait de plus en plus distant avec ma sœur et les enfants. Il n'y avait plus aucune harmonie dans le couple. Une séparation s'amor­çait pour se concrétiser bientôt, laissant Madeleine seule, à vingt-sept ans, avec sept enfants dont un bébé de six mois.

Sœurette Madeleine prend tout en charge. Je ne peux décrire pour elle ces années traversées dans l'abandon et le dénuement quasi total. Je l’admire et j’ai certitude qu'il lui a fallu une santé et un courage exceptionnels pour qu’elle et ses enfants survivent à tout ça.

Parmi eux, certains ont éprouvé de graves périodes inquiétantes, mais d'autres se sont tenus debout, tout aussi courageux et courageuses que faire se peut.

L'épuisement et les sacrifices répétés ont eu raison de l'équilibre émotif de Madeleine. À quelques reprises, elle fut obligée de se séparer de quelques-uns de ses enfants afin de récupérer ses forces et de stabiliser ses émotions. Témoin en partie de son vécu, impuissante devant la misère morale et physique de ma sœur, à l'occasion, je redevenais la sauveuse, mais si peu…

Elle s'est finalement sauvée elle-même puisqu'elle s'est découvert des aptitudes de cartomancienne qui lui assurèrent une clientèle assidue et rentable. Elle se transformait à vue d'œil. Après avoir suivi quelques cours en tarot, en numérologie, en hypnotisme, en boule de cristal, etc., elle ouvrit un bureau et elle avait ses propres cartes d'affaires. Reconnue comme étant très performante, elle participa à des salons de sciences occultes. Sa renommée fit boule de neige. Demandée dans différentes villes de la province, elle acceptait d'emblée et revenait de ses tournées tout épanouie et les goussets bien garnis. Elle était parfois épuisée, mais bien heureuse de pouvoir gâter un peu ses enfants devenus grands.

Une deuxième union s'est présentée qui porta fruit. Madeleine et Roger conçurent une belle brunette portant prénom de Véronique. Ils étaient peut-être un peu âgés tous les deux, mais cette neuvième enfant fut choyée par les grands.

Cet homme, reconnu par tous les enfants, fut un père adoptif bien apprécié pendant une dizaine d'années. Ma sœur avait bien changé et la soumission n'existait plus, heureusement; alors le couple s'est séparé.

Troisième tentative amoureuse : un copain qui, pendant quinze années, l'assiste physiquement sinon moralement dans ses déplacements à l'extérieur. Un bon gardien pour la maison et pour les quelques enfants encore présents.

La bougeotte installée, on ne l'arrête pas facilement. Je la surnomme La Bohémienne alors que ses clients l’appellent Mado.

La tête encore pleine de projets, le cœur sur la main, les goussets pleins ou vides… aucune importance! « Laissez­­-moi passer, dit-elle, plus rien ne m'arrête. »

Puis tu continues tes conquêtes, un homme charmant t'accompagne et te protège présentement. Ainsi va ta vie, de mieux en mieux.

Vas-y, ma Mado, le vent dans les voiles… enfin, je veux dire : « Je suis fière de toi .»





Source: Le village virtuel des 50 et plus
http://www.villagevirtuel.com/copains
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