L'Atre

	…Et l’âtre a disparu de la vieille maison;
	Plus de chenets! de feu!…vide est la cheminée.
	Les lueurs du foyer sur la blanche cloison
	Le soir, ne joueront plus comme en l’ère passée.

	À la nuit maintenant passe comme un frisson,
	Un souffle glacial, une brise apeurée
	Et, c’est tout près de l’âtre, en rythmant sa chanson
	Qu’autrefois m’endormait ma mère bien-aimée.

	Adieu les soirs sereins où toute la famille
	Causait de ses bonheurs devant le feu qui brille
	Et la douce chaleur qui nous rendait contents.

	L’une après l’autre ainsi tombent les gloires
	Et quand nous serons vieux pour conter nos histoires
	Où nous placerons-nous avec nos blonds enfants ?


    	Elie Bourgault
	Paul des Erables, pseudo
	L’Action Catholique, 26 déc 1919






Source: Le village virtuel des 50 et plus
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