Matin de printemps

	Tout au fond des cieux, le beau soleil se dresse
	Et jette sur la terre une auguste richesse.
	Dans ces quelques rayons en l’éther purpurin,
	J’incline mon front sec, souriant au matin.

	Soudain l’immensité, d’une beauté s’inonde
	Et l’âme du printemps glisse à travers le monde.
	Sur la cîme, au vallon, tout semble reverdir
	Dans l’éblouissement, l’âme se sent grandir.

	L’air est salubre et pur, je respire avec aise.
	Je bénis ce soleil qui me chauffe et me baise !
	Et notre âme, sans mots, s’unissant à l’oiseau,
	Par un rythme d’amour, chante le renouveau !


	Elie Bourgault
	Paul des Erables, pseudo
	Ottawa, avril 1919
	L’Action Catholique, 8 mai 1919.





Source: Le village virtuel des 50 et plus
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