Le vieux couvent
Un peu loin de la ville, en un lieu solitaire,
Où des érables fiers se dressent tout autour,
Je sais un vieux couvent aux murs de pierre,
Dont la cloche s’agite à la pointe du jour.
C’est le jardin du ciel un peu vu sur la terre,
Où fleurit la beauté des vertus, de l’Amour,
Où l’air que l’on respire est mêlé de prière,
D’où l’égoisme obscur fut chassé sans retour.
En entrant, on n’entend que le bruit du silence
Auquel parfois se mêle un rire d'innocence
Ou les pas d'une nonne, ou le son du chapelet.
Bénie l'âme qui peut de tout lieu départie,
Y vivre en méditant et y terminer sa vie !
N’est-ce pas le lieu pour mourir sans regret ?
Elie Bourgault,
Ottawa, 10 septembre 1920
Source: Le village virtuel des 50 et plus
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