Le départ des oiseaux

	Par un matin sans brume et un ciel sans nuages,
	Quand se couvre le sol des débris de nos bois,
	Les chantres de l’été, mélodieuses voix,
	S’apprêtent à partir pour un lointain rivage.

	Voyez-les s’assembler partout dans le village :
	Quelques-uns sur les arbres, les autres, sur les toits;
	Entendez leurs adieux à leur nid d’autrefois;
	Voyez-les s’envoler comme fuit un ombrage.

	Oh! Comme eux, voyageur ici-bas, ô mon âme,
	Souviens-toi que là-haut, le Seigneur te réclame,
	Pour un jour éternel qui n’auras pas d’adieu !

	Apprends dès maintenant à perdre cette envie
	Que suscite en ton cœur le plaisir de la vie,
	Et malheur à celui qui n’a rien fait pour Dieu !


	Elie Bourgault
	L’Action catholique, 18 oct 1918, p.6






Source: Le village virtuel des 50 et plus
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